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L'énergie
dépensée pour l'eau chaude sanitaire d'une famille s'élève entre 1500
et 5000 kWh par an, à cela s'ajoute les déperditions de chaleur du
réservoir et de la tuyauterie, soit 1000 à 3000 kWh par an de plus.
Nous consommons chacun en moyenne 40 à 80 litres d'eau chaude par
jour. Ce qui représente entre 10 et 20 % de la consommation
énergétique attribuée au chauffage des habitations.
Pour assurer les
besoins de la famille :
Une douche (30 à 40 litres d’eau)
Un bain
(150 à 200 litres),
La vaisselle à la main (50 litres), un logement
doit disposer en permanence d’eau chaude sanitaire en quantité
suffisante selon le nombre d’occupants et leurs habitudes, les
énergies ou les équipements disponibles, au meilleur coût et dans les
meilleures conditions d’hygiène et de sécurité.
Si elle peut
être collective dans un immeuble, la production d’eau chaude est le
plus souvent individuelle dans un logement. Elle est alors soit
combinée avec le chauffage (chaudière à gaz, fioul, bois…) soit
indépendante en accumulation (ballon) ou instantanée
(chauffe-eau le plus souvent électrique ou au gaz).
Certaines de ces
installations peuvent être couplées à un équipement faisant appel à
une autre forme d’énergie : chauffe-eau solaire ou thermodynamique
(avec pompe à chaleur autonome), en fonction de la localisation et de
l’environnement du logement. Le plus souvent, ces équipements ne
peuvent fournir à eux seuls toute l’eau chaude sanitaire souhaitée.
Il convient de
se soucier également de l’isolation des tuyauteries (caves,
greniers) et de la robinetterie : un mitigeur, surtout thermostatique
à double débit, peut économiser 10% d’eau chaude par rapport à un
mélangeur classique, et reste plus confortable (température d’eau
constante, limitation des risques de brûlures).
Ne pas oublier
enfin l’entretien régulier des appareils de production d’eau chaude
pour éviter leur entartrage (surtout si l’eau est calcaire) et
maintenir la température de l’eau chaude à moins de 55° : au-delà, les
risques de germes pathogènes s’accroissent.
La
légionelle, responsable de la légionellose,
est une bactérie présente naturellement dans l'eau et que l'on
retrouve dans les canalisations d'eau. Sa prolifération constitue un
très grave danger pour la santé publique. La contamination se fait par
inhalation. Les raisons les plus fréquentes d'une prolifération
dangereuse de la bactérie sont :
- Température de l'eau chaude trop basse,
- Stagnation de cette eau dans les circuits,
- Sédimentation et entartrage des canalisations.
La bactérie
est détruite lorsque la température de l'eau atteint 60°C (destruction
en +/- 30 minutes). Mais d'un autre coté, l'augmentation de la
température des circuits ECS démultiplie les risques de graves
brûlures aux utilisateurs d'un point de puisage.

L’eau chaude à l’énergie solaire
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