|
|
|
La géothermie
est l'exploitation de l'énergie disponible dans notre sous-sol. Le sol
contient une importante quantité d'énergie renouvelée en permanence et
issue en grande partie du rayonnement solaire. Le sous-sol dispose
également d'un réservoir inépuisable de chaleur provenant de ses
profondeurs.
La
pompe à chaleur géothermique utilise les calories stockées dans le sol
et dans l'eau des nappes phréatiques. Elle fournit une partie du
chauffage et réduit notablement la facture d'électricité. Une pompe à
chaleur, en consommant 1 kWh d'énergie pour son usage, en restitue 3 à
4 kWh pour la maison.
Cette énergie emmagasinée dans des couches superficielles est dans les
eaux souterraines et parfaitement valorisable par les pompes à chaleur
Eau / Eau ou Eau Glycolée / Eau.
Trois techniques sont proposées
Le
captage des calories du sol par capteurs enterrés horizontaux
Le captage des calories du sol par capteurs verticaux
Le captage des calories des eaux souterraines, puits, nappes
phréatiques
Les capteurs horizontaux ou les capteurs verticaux : 2 manières
d’utiliser la géothermie.
Les capteurs horizontaux
sont des tubes de polyéthylène ou de cuivre gainés de polyéthylène.
Ils sont installés en boucles enterrées horizontalement à faible
profondeur (de 0,60 m à 1,20 m).
Dans ces boucles circule en circuit fermé de l'eau additionnée
d'antigel.
Les capteurs verticaux
sont constitués de deux tubes de polyéthylène formant un U installés
dans un forage (jusqu'à 80 m de profondeur) et scellés dans celui-ci
par du ciment.
On y fait circuler en circuit fermé de l'eau additionnée de liquide
antigel.
Pompes
à chaleur sur capteur horizontal
Le
sol emmagasine tout au long de l'année la chaleur solaire. Cette
source d'énergie en permanence reconstituée est donc disponible et
valorisable par une pompe à chaleur EAU / EAU.
Le principe est simple
Faire circuler dans des tubes enterrés un fluide qui se chargera de la
chaleur du sol pour l'amener à la pompe à chaleur
Le fluide utilisé est un mélange eau + glycol (saumure -15°C)
Le renouvellement de la chaleur du sol est assuré principalement
l'été, mais aussi tout le reste de l'année lors de périodes
ensoleillées
La pluie participe aussi à la recharge énergétique du capteur
La chaleur récupérée provient à 95% de la chaleur solaire, les
calories provenant par convection des couches profondes ne sont que de
0.2 à 0.5 W/m2 donc négligeables.
Dimension du capteur
En première approche, il faut considérer que la surface du terrain
disponible pour le capteur sera de 1.5 à 2 fois la surface à chauffer
Exemple : 1 Villa de 130 m2 chauffée = 200 à 260 m2 de capteur
Les différents
types de capteurs horizontaux
3 types de capteurs sont généralement utilisés :
Le
capteur sur un niveau par décapage
Décapage sur un seul niveau. Profondeur 0.8 m, mise hors gel. Diamètre
des tubes 25 mm. Pose sur un lit de sable et repérage par un bornage
de sa périphérie
Le
capteur en tranchée à 2 tubes ou Le capteur en tranchée à 4 tubes
Fouille de 0.6 à 1.20 m. Longueur maxi de tranchée 50 m. Distance
entre 2 tranchées 0.5 m
Captage
des calories du sol par capteurs verticaux
Le
principe de récupération de chaleur est similaire aux capteurs
horizontaux : faire circuler dans des tubes enterrés un fluide qui se
chargera de la chaleur du sol pour l'amener à la pompe à chaleur.
Dans le cas d'un capteur vertical, cette chaleur provient, pour une
part de la chaleur du sous sol, et d'autre part de la chaleur solaire
stockée dans la couche superficielle. Généralement les capteurs
verticaux sont constitués de deux tubes en U, descendant à une
profondeur de 100 m environ et parcourus par un mélange eau + glycol
(saumure -15°C)
Le capteur est placé dans un forage vertical :
Soit un tube en U
Soit 2 tubes en U
La puissance extraite est de 20 à 50 Watt/mètre linéaire de forage ce
qui correspond à un prélèvement énergétique < à 100 kWh/mètre/an.
Le capteur
vertical génère d'excellents rendements puisque à partir de 15 m de
profondeur le sol offre une température constante de 10°C quelle que
soit la saison. Cette installation est préconisée pour les petits
terrains. Exemple, 2 sondes de 70 mètres de profondeur chauffent ou
rafraîchissent une maison de 150m2
Le
choix : circuit horizontal ou vertical ?
Certains sols se prêtent mieux que d'autres au forage vertical. Les
meilleurs sols sont les sols de roc. Dans ces sols, il n'y a pas de
surprise ni dans les travaux ni dans les coûts. Le forage vertical
demande peu d'espace et s'applique facilement en banlieue ou même en
milieu urbain.
Les circuits horizontaux s'installent surtout où il est facile de
creuser à la pelleteuse comme dans les sols sablonneux, mais ils
demandent beaucoup d'espace de terrain. Voilà pourquoi ils sont
surtout utilisés en milieu rural.
Les sols faits de mélanges d'argile, de sable et de blocs pierreux
sont difficiles à forer.
De
quelle surface de terrain avez-vous besoin ?
Selon la région, l’exposition et la nature du terrain, les
caractéristiques de l’habitation et la technologie retenue, on estime
que la surface de captage horizontal nécessaire est de 1,5 à 2 fois la
surface habitable à chauffer. Pour une maison de 150 m2, le capteur
occupera donc entre 225 et 300 m2 de votre jardin. Pour les capteurs
verticaux, deux sondes géothermiques de 50 m de profondeur conviennent
pour chauffer une maison de 120 m2 habitables. Leur emprise au sol est
minime par rapport à celle des capteurs horizontaux.
Attention
La
présence de capteurs enterrés implique de prendre quelques
précautions. Le sol concerné par la présence de capteurs enterrés peut
être engazonné, recouvert d’un massif de fleurs ou de buissons. En
revanche, il faut veiller à :
-
respecter des distances minimales autour des capteurs, qui doivent
être environ : de 2 mètres pour les arbres, 1,50 mètre pour les
réseaux enterrés non hydrauliques, et 3 mètres pour les fondations,
fosses septiques, évacuations, etc. ;
- ne pas recouvrir cette surface d’un revêtement en dur (terrasse,
construction…) qui empêcherait le ruissellement des eaux. Attention
aussi aux traversées par des arrivées ou des évacuations d’eau, pour
éviter les problèmes de gel ;
- respecter les contraintes imposées par la configuration du terrain
et la nature du sol : une pente de terrain trop forte exige parfois
des travaux de remblai onéreux et les sols rocheux sont peu favorables
au transfert d’énergie (la solution réside dans la pose d’un lit de
sable).
Démarches administratives
Si
votre installation nécessite un forage à plus de 10 mètres de
profondeur, il faut impérativement faire une déclaration auprès de la
DRIRE*. Une autre déclaration auprès de la DDASS* s’impose si le débit
d’eau est supérieur à 8 m3/ heure. Par ailleurs, le dimensionnement
doit être rigoureux. En effet, en cas de sous-dimensionnement, le sol
a du mal à se régénérer et le compresseur marchant en surrégime verra
sa durée de vie amoindrie. En cas de surdimensionnement, la PAC verra
ses performances diminuées. Si le sol possède une forte teneur en
glaise, sa régénération sera également très limitée.
* DRIRE : Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de
l’environnement ;
DDASS : Direction des affaires sanitaires et sociales.
Captage
des calories des eaux souterraines, puits, nappes phréatiques
Les eaux de nappes souterraines sont généralement à une température de
10 à 14°C quelle que soit la saison. C'est une source d'énergie
importante et stable qui peut parfaitement être utilisée pour le
chauffage d'une maison, via une pompe à chaleur Eau / Eau.
Le prélèvement de l'eau de nappe peut s'effectuer de deux manières
- soit par un puits unique et dans ce cas, après passage dans la pompe
à chaleur, cette eau est rejetée dans un réseau de surface, cours
d'eau, mare, lac...
- soit par le principe du doublet, un forage pour pomper l'eau, et un
forage pour réinjecter cette eau dans la nappe d'origine.
Les pompes à chaleur
Les
pompes à chaleur :
Quelle
performance attendre d’une Pompe à chaleur ?
Les pompes à chaleur :
l'Aérothermie
Les pompes à chaleur :
La géothermie
|