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Distinguer la
puissance et l’énergie
Le
watt crête (Wc) est l’unité de puissance utilisée en photovoltaïque.
Elle désigne la capacité d’un matériau à produire de l’énergie à un
instant donné. C’est une unité qui permet de comparer des modules de
marques et technologies différentes entre eux, puisque 1 Wc, peu
importe la surface de panneaux, produira toujours la même quantité
d’énergie dans les conditions standardisées : irradiation de 1 000
W/m2, température de module de 25 °C et coefficient de masse
atmosphérique de 1,5. Pour les modules les plus courants, 1 kWc (soit
1 000 Wc) correspond à une surface d’environ 10 m2 mais, en fonction
de la technologie, elle peut varier de 7 à 20 m2.
Les modules
produisent des « kilowattheures » (kWh), qui représentent une quantité
d’énergie électrique : ce sont ces kWh que vous achetez à votre
fournisseur d’électricité et ce sont aussi eux qui seront vendus à EDF
(ou à l’ELD – entreprise locale de distribution).
Pré
requis techniques
Avant
même d’engager des démarches de consultation des entreprises, il est
nécessaire de vérifier si le site que l’on souhaite équiper de modules
photovoltaïques répond aux conditions techniques requises pour
produire de l’énergie.
La production annuelle d’électricité d’un toit solaire peut être
calculée avec une marge d’erreur
inférieure à 10 %.
Elle dépend : d’un facteur de correction calculé à partir de l’écart
d’orientation par rapport au Sud, de l’inclinaison des panneaux par
rapport à l’horizontale et le cas échéant, des ombrages relevés sur le
site
- Orientation : l’idéal est d’être plein sud, même si une
tolérance peut être admise, entre sud-est et sud-ouest ;
- Inclinaison : une inclinaison des modules à 30° permet une
optimisation de la production. Si la toiture existante ne correspond
pas à cette valeur optimale, les pertes de production devront être
prises en compte lors de l’estimation de votre production.

Les masques :
Pour obtenir une production maximale du toit solaire, il faut éviter
tout ombrage des panneaux pendant la période d’ensoleillement à tout
moment de la journée et aux différentes saisons. Attention ! Si un
seul panneau dans une série est ombragé, même partiellement, c’est la
production de la série tout entière qui peut être diminuée. Il faut
donc apporter un soin particulier à cette question. Il est parfois
impossible d’éviter totalement les masques : montagnes, arbres,
cheminée, poteau électrique… peuvent constituer autant d’obstacles qui
vont provoquer des pertes plus ou moins importantes.
Pour des projets
sur les toitures des bâtiments tertiaires, il est conseillé d’avoir
recours à un bureau d’études. Ce dernier vous présentera une étude de
faisabilité technique prenant en compte les contraintes d’étanchéité
ainsi que d’éventuelle surcharge sur la charpente due aux modules, et
déterminera les solutions techniques préconisées en rapport avec
l’architecture du bâtiment. L’étude vous précisera l’estimation de
production attendue sur le site étudié, tout en tenant compte des
éventuels ombrages causés par une cheminée, une cage d’ascenseur, le
voisinage, etc.
Dimensionnement
Il
est vivement conseillé qu’en cas d’ombrage proche ou lointain dû à des
obstacles (cheminées, bâtiment à proximité…) l’installateur ou le
bureau d’études ait effectué un relevé d’ombrage (relevé de masques)
afin d’estimer la production et les éventuelles pertes.
De nombreux
facteurs peuvent avoir un impact sur la production, à commencer par le
dimensionnement du système global via la puissance de l’onduleur et la
puissance des modules, le diamètre des câbles…
Le site de la Commission
Européenne PVGIS (Photovoltaic Geographical Information System)
donne
La production annuelle et mensuelle en Kwh d’électricité produite par
le générateur d’électricité en fonction :
• de la situation
géographique,
• de l’orientation /
Sud,
• de l’inclinaison du
toit,
• du type de modules
(cristallin ou amorphe en couche mince),
• du système de
fixation (intégré à la toiture ou en superposition),
• de la puissance
installée,
http://re.jrc.ec.europa.eu/pvgis/apps3/pvest.php
Les modules
Elément névralgique du dispositif, ces panneaux plats composés de
cellules au silicium convertissent le rayonnement solaire en courant
électrique.
• Les panneaux
solaires monocristallins sont les panneaux qui ont les taux de
rendement les plus élevés. Leur cycle de fabrication est très
complexe, ils coûtent relativement cher par rapport à leur gain de
productivité.
• Les panneaux
solaires amorphes (ou micro-amorphes) ont des taux de rendement
plus faibles mais sont nettement plus actifs par faible luminosité
(temps couvert, ombre). Ils coûtent moins cher, mais produisent
largement moins d’énergie que les panneaux cristallins.
• Les panneaux
solaires polycristallins (ou multicristallins) : permettent
d’avoir un ratio coût/productivité le plus attractif. C’est la raison
pour laquelle une grande majorité des installations utilisent ce type
de panneaux.
La puissance crête d’un panneau photovoltaïque est de l’ordre
de 100 à 200 watts par mètre carré (soit un rendement de 10 à 20%, les
fabricants annonçant environ 15 % pour leurs meilleurs panneaux), ce
qui donne une puissance crête de 50 à 250 W par panneau, selon ses
caractéristiques, notamment sa taille. Cette puissance est livrée sous
forme de courant continu.
Les fabricants
de modules photovoltaïques garantissent le rendement de ces derniers à
80 % pendant 20 à 25 ans.
Le rendement des modules ne peut pas être le seul critère de
sélection, car il est subordonné à la surface disponible du bâtiment à
équiper.
Normes :
L’ensemble des modules doit répondre à la norme NF EN 61215 pour les
modules en silicium cristallin ou à la norme EN 61646 pour les modules
de type « couche mince ».
Les modules photovoltaïques sont garantis pendant 20 ans par la
plupart des constructeurs. La fiabilité du fonctionnement dépasse 99,9
%. Plus que le prix du kWh, c’est le coût de substitution du
photovoltaïque à une autre solution qui est important. L'énergie
photovoltaïque remplace la création d’un réseau électrique et restera
moins cher en zone rurale qu'une mise en réseau.
Les forces de l'énergie solaire photovoltaïque reposent sur des
technologies microélectroniques, conservant une bonne marge de progrès
et d’innovations.
L’onduleur
Les modules produisent du courant continu basse tension. On le
convertit grâce à un onduleur, en courant alternatif 50 hertz (Hz)-230
volts (V), comme celui du réseau, afin de pouvoir l’y injecter. C’est
un boîtier électronique qui s’installe à proximité des modules (pour
éviter les pertes). Pour optimiser la production en tenant compte des
variations saisonnières d’ensoleillement, la puissance nominale de
l’onduleur doit être d’environ 70% de celle des modules. Vérifiez
aussi le rendement de conversion : les meilleurs atteignent 96%.
L’onduleur doit répondre à la norme DIN VDE 0126 1-1, cadrant le
dispositif de protection des biens et des personnes.
L’onduleur assure, en outre, une fonction essentielle de sécurité : il
déconnecte automatiquement votre installation du réseau en cas
d’anomalie. La norme DIN VDE01261.1, notamment, en garantit la
conformité. L’onduleur devra probablement être changé au moins une
fois pendant la durée de vie des modules. Coût de 700 à 1100€ par kWc
installé.
Les modèles récents tiennent au moins dix ans sans panne.
Les onduleurs doivent être situés à un endroit aéré et accessible, et
protégés de la pluie et des rayons directs du soleil.
Où que l’onduleur soit situé, un dispositif spécifique de coupure côté
réseau (fusible, interrupteur, coupe-circuit) doit être facilement
accessible à l’extérieur de la maison de façon à être en mesure à tout
moment de l’arrêter rapidement.
Garanties
L’onduleur
est souvent garantis de 2 à 5 ans. Des extensions de garantie sont
possibles.
L’onduleur est la pièce fragile d’une installation photovoltaïque,
c’est pourquoi il faudra prévoir de le changer tous les 10 ans
environ.
Certaines
offres commerciales mettent en avant la possibilité de contracter une
extension de garantie de 20 ans pour l’onduleur. Cette proposition est
à mettre en regard avec les évolutions technologiques des onduleurs
qui seront produits dans une dizaine d’années. Tout porte à croire que
les coûts de production auront très nettement baissé et permettront
d’acquérir un onduleur à moindres frais.
Sans
qu’il y ait besoin d’engager des frais supplémentaires, le
fonctionnement de l'onduleur peut être vérifié à tout instant à
l'oreille (petit bourdonnement), ou à l'oeil (lumière témoin ou écran
de contrôle). Dans la durée, un relevé du compteur de production
chaque mois permet de suivre la production tout au long de l'année, et
de détecter des anomalies.
Le compteur de production.
Si vous vendez tout ou partie de la production de votre centrale, ce
compteur sera installé pour mesurer le nombre de kilowattheures que
votre installation injecte dans réseau, pour les besoins de la
facturation.
Les points forts du solaire photovoltaïque
Choisir son installateur
Pourquoi passer par un
professionnel :
L’installation requiert des compétences multiples. Il est fortement
recommandé de la confier à un professionnel : c’est une des conditions
d’accès au crédit d’impôt et aux taux réduit de TVA à 5,5%, mais aussi
une couverture de responsabilité en cas de dommages éventuels à des
tiers. Vérifiez que l’installateur dispose d’une garantie décennale
avec une mention spécifique pour le photovoltaïque. C’est en principe
le cas s’il dispose de la marque QualiPV, délivrée par la profession à
ceux qui respectent une charte de qualité.
Label et expérience
Aujourd’hui, sur le marché, il existe un label nommé QualiPV, mis
en place par l’association Qualit’ENR. Ce dernier n’est pas
obligatoire mais peut être demandé comme critère d’attribution d’une
éventuelle subvention par la région ou par le département.
Une formation de
quelques jours permet à l’installateur de connaître les habilitations
électriques qui réglementent la mise en œuvre des systèmes
photovoltaïques (guide UTE C 15-712) ainsi que les règles de l’art
relatif à la couverture de toiture. Les titulaires de ce label
s’engagent à respecter les 10 points de la charte QualiPV
http://www.qualit-enr.org
Vérifiez aussi
l’expérience de l’installateur : si ce dernier exerce depuis quelques
années, n’hésitez pas à visiter une de ses installations et à entrer
directement en contact avec le maître d’ouvrage afin de connaître son
point de vue. Il peut être plus rassurant de privilégier des acteurs
locaux, souvent plus à même d’intervenir rapidement sur le chantier.
Les travaux
d’installation d’un système photovoltaïque sur un bâtiment tertiaire
feront l’objet d’une visite par un bureau de contrôle pour délivrer
une attestation de conformité électrique aux normes en vigueur. La
conformité électrique s’entend au sens de la norme NF C 15-100 et en
appui du guide UTE C 15-712, qui s’applique aux installations
électriques neuves.
Pour
l’habitation individuelle, c’est le Consuel (Comité national pour la
sécurité des usagers de l’électricité) qui a la compétence pour
délivrer cette attestation de conformité. Pour le moment le visa du
Consuel n’est pas obligatoire, mais il le deviendra très
prochainement.
Maintenance
Afin
de consolider le projet et d’éviter les éventuelles pertes de
production, des systèmes de monitoring peuvent être installés pour
permettre de détecter les chutes de production et en déterminer la
cause.
Garantie
Compte tenu de la structure du tarif d’achat, il convient d’exiger de
la part de l’installateur une garantie décennale, car l’étanchéité du
bâtiment est directement concernée par la pose des modules.
Services
associés
Les
installateurs prenant en charge les démarches administratives sont de
plus en plus nombreux. Afin de vous éviter une charge de travail
supplémentaire, nous vous invitons à déléguer cette activité à votre
installateur.
Avant la mise en service, il
faudra établir et signer plusieurs contrats.
• Un contrat de raccordement de la centrale au réseau.
Une demande est à présenter au distributeur d’électricité local. S’il
s’agit d’électricité réseau distribution France (ERDF), contactez le
0 820 03 19 22. L’injection de votre courant sur le réseau exige en
effet des opérations techniques qui varient en fonction du cas pour
lequel vous aurez opté : vente de toute votre production, vente de la
fraction excédant votre consommation domestique ou… de rien du tout.
-
Cas n°1 « vente de toute la production » :
C’est économiquement le plus intéressant, mais il implique de créer un
branchement spécifique au réseau. Coût : entre 500 et 700€.
Il faudra aussi acquitter tous les ans environ 60€ au titre du tarif
d’utilisation du réseau public (Turp).
-
Cas n°2 « vente d’une partie de la production » :
cela se fait via le
raccordement de votre domicile au réseau. Coût : de 200 à 400€ et
environ 30€ de Turp.
-
Cas n°3 « pas de vente » : la procédure de raccordement également
nécessaire pour permettre l’injection de la production d’électricité
non consommée, suit la procédure du cas n°2, mais à coût très réduit.
• Un contrat d’achat de votre électricité, établi pour vingt ans.
Le distributeur local a l’obligation légale d’acheter l’électricité
qu’un producteur désire vendre. S’il s’agit d’EDF contactez le 0 810
71 65 00. Le tarif d’achat est réglementé, réévalué annuellement en
fonction de l’inflation. Voir
Nouveaux tarifs d’achat de l’électricité
produite - janvier 2010
• Une assurance responsabilité civile
Seule l’assurance responsabilité civile est obligatoire et
demandée par le gestionnaire de réseau (ERDF). L’attestation doit
explicitement mentionner la responsabilité civile de l’activité de
production d’électricité par les panneaux photovoltaïques. Pour en
savoir plus sur l’assurance responsabilité civile :
• Une
assurance
dommages
Une
assurance dommages adaptée (selon le cas : multirisque habitation,
bris de glace, bris de machine…) est préconisée, car, par exemple en
cas d’incendie ou de bris de glace, l’installation sera remplacée à
neuf ou avec application d’un degré de vétusté, comme le reste de
l’habitation.
• Une assurance perte d’exploitation
Elle peut être intéressante pour les installations de forte
puissance (centrales au sol, etc.). En effet, cette assurance consiste
en un remboursement des recettes photovoltaïques escomptées en cas de
panne du système, mais elle n’est en aucun cas obligatoire.
Pour en savoir plus sur les assurance:
http://www.photovoltaique.info/Assurances,106.html
Simplifications
administratives
Les formalités administratives sont simplifiées, avec la suppression
des obligations déclaratives et du certificat délivré jusqu'ici par
les DREAL/DRIRE. Seule une attestation sur l'honneur est désormais
exigée pour déterminer le régime tarifaire applicable.
L’ouverture, d’un formulaire internet
https://ampere.industrie.gouv.fr/ampere permet aux pétitionnaires
ou à leur mandataire de déclarer leur projet de production
d'électricité par panneaux solaires ou petite éolienne de moins de 450
kW et d'imprimer directement l'accusé de réception (récépissé de
déclaration).
Les formalités avant
l’installation :
Permis
de construire / déclaration des travaux
• Cas
général : En principe, l'installation d'un toit solaire sur un
bâtiment existant n'est pas soumise à permis de construire : une
simple déclaration de travaux suffit, comme pour la pose d'un
vasistas.
• Pour un bâtiment neuf, il est bien sûr préférable
d'intégrer le toit solaire dans la demande de permis de construire.
Dans tous les cas, il est prudent de vérifier préalablement auprès des
autorités municipales qu'il n'y a pas de problème particulier,
notamment en ce qui concerne la couleur ou l'aspect des toitures.
• Sites protégés : dans le cas d'un site protégé (y
compris si le projet se situe en limite extérieure de la zone protégée
proprement dite), il y a lieu de prendre toutes les précautions
suffisamment à l'avance auprès des autorités compétentes (notamment
les Bâtiments de France) et de rechercher une solution qui sera
nécessairement adaptée sur-mesure.
• Co-propriétés
: la plus grande difficulté dans ce
cas sera probablement de convaincre la majorité des co-propriétaires
pour obtenir l'autorisation d'installer le toit solaire à l'endroit
approprié. Ll conviendra également d'être attentif à l'aspect
juridique du dossier, en particulier l'utilisation de l'électricité
produite, qui ne peut en principe être utilisée que par le
propriétaire pour son propre usage.
Le crédit d’impôt.
Il est de 22% du prix TTC des matériaux et équipements, s’ils
possèdent la norme : NF-CEI61215 ou NF-CEI61646, hors main-d’œuvre, et
plafonné à 4000€ par contribuable (8000€ pour un couple).
Dans le cas « vente de toute la production », vous n’en bénéficiez pas
si elle dépasse deux fois votre consommation domestique.
Cette restriction ne joue pas si l’installation ne dépasse pas 3 KWhc
de puissance.
La TVA à 5,5% sur le matériel et la main-d’œuvre.
Le taux réduit s’applique si les travaux sont effectués dans un
logement achevé depuis plus de 2 ans.
Les aides régionales.
Une majorité de régions offrent des aides complémentaires : prêts
bonifiés, complément au crédit d’impôt, subvention à l’équipement ou à
la main-d’œuvre, achats groupés, maîtrise de l’énergie, tarif de vente
bonifié.
De plus en plus de banques accordent des prêts « verts » à taux
intéressants. Et surtout, des installateurs proposent désormais des
solutions de financement adaptées : paiements différés, étalement, etc…
Dossier:
Aides financières en faveur d'une efficacité
énergétique au quotidien
Le saviez-vous ?
• Le réseau public
rachète aujourd'hui l'électricité produite grâce aux panneaux solaires
58,2 c€ TTC le kWh pour les installations intégrées au bâti.
• La surface la plus
courante des panneaux solaires photovoltaïques installés est comprise
entre 16 et 23 m².
• La production
d'énergie solaire se fait sans bruit et sans pollution.
• L'entretien est
inexistant.
• L'installation est
rapide (2 à 3 jours) et s'intègre parfaitement à la toiture si le
travail est effectué par un spécialiste.
• Les aides
financières en provenance de l'Etat (installation éligible au crédit
d'impôt) ou d'organismes locaux ou régionaux peuvent permettre au
particulier de réaliser une installation dans les meilleures
conditions financières.
• Les bâtiments
professionnels, agricoles... peuvent également s'équiper de panneaux
solaires photovoltaïques, nous parlerons dans ce cas de centrales
photovoltaïques.
• Le taux d'un
rendement d'un panneau solaire photovoltaïque indique le rapport entre
la puissance fournie et la puissance du rayonnement capté par un
panneau solaire et cela en fonction de sa surface.
BON A SAVOIR
A déclarer au fisc : si vous êtes un particulier, la vente
d’électricité n’est pas considérée comme une activité commerciale
classique (sauf si elle est bien supérieure à votre consommation
domestique), ce qui est réputé le cas pour une installation de moins
de 3KWc de puissance. Son montant doit cependant être déclaré au fisc,
dans la partie « revenus industriels et commerciaux non
professionnels » de l’imprimé 2042C.
• Les incitations financières sont nombreuses. Mais, pour que vous
puissiez y prétendre, les panneaux photovoltaïques doivent avoir été
installés par un professionnel, facture à l’appui.
• Les modules photovoltaïques transforment l’énergie du rayonnement
solaire directement en électricité (mesurée en kilowatt crête). Puis
l’onduleur transforme le courant continu sortant des modules en
courant alternatif (comme sur le réseau électrique). L’électricité est
injectée sur le réseau et mesurée par le compteur de production. Si
toute la production n’est pas vendue, un second compteur mesure la
consommation destinée aux appareils du foyer.
Un placement devenu accessible
et rentable pour le particulier ?
Les panneaux solaires photovoltaïques offrent un placement financier
de 7 à 12% par an, pour un revenu annuel de 1 100 à 1 800 euros (pour
des installations inférieures à 3 kWc et selon conditions
d'installation).
La baisse des coûts des matériaux conjuguée à la hausse du prix du
rachat de l'électricité par EDF permet aujourd'hui de tabler sur un
retour sur investissement au bout de 8 ans. |